Peter Singerounet

Peter Singerounet
"Alors que la conscience de soi, la capacité à réfléchir à l'avenir et à entretenir des espoirs et des aspirations, la capacité à nouer des relations significatives avec autrui, et ainsi de suite, sont des caractéristiques non pertinentes relativement au fait de faire souffrir - puisque la souffrance est la souffrance (...) - ces caractéristiques sont au contraire pertinentes quand se pose le problème de tuer. Il n'est pas arbitraire de soutenir que la vie d'un être possédant conscience de soi, capable de penser abstraitement, d'élaborer des projets d'avenir, de communiquer de façon complexe, et ainsi de suite, a plus de valeur que celle d'un être qui n'a pas ces capacités"

Singerounet
(qui roX)

# Posté le vendredi 29 février 2008 19:27

Modifié le samedi 01 mars 2008 04:03

Blablas à prétention intellectuelle

Blablas à prétention intellectuelle
La lâcheté est en quelque sorte la morphine de notre conscience.
Comment vivre en effet sans une bonne dose quotidienne de lâcheté (peut être le mot n'est-il pas approprié, insensibilité pourrait s'y ajouter, mais l'idée est là) ? Que ce soit devant un clodo qui vomit ses poumons, un crève-la-faim dans un camp de réfugié au JT de 20h, ou tout autre forme de souffrance à laquelle nous sommes quotidiennement confrontés, comment pouvons-nous encore dormir du sommeil du juste ?
Le remède miracle de tonton Zorgh c'est ça, la lâcheté.
Dès lors, tout s'explique.
On comprend mieux par exemple pourquoi la majorité des gens (je m'y inclus, je ne cherche pas à me placer au dessus de ce que je suis, un "gen") fuient tout engagement humanitaire ou éthique. En franchissant le pas, tout leur colmatage mental s'effondrerait, toutes les raisons (morphine de notre conscience, lâcheté morale) qui justifiaient l'état de fait et le rendaient supportable seraient à reconsidérer. D'où la peur d'une fuite en avant : si je me mets à agir dans ce domaine, pourquoi pas là aussi, puis là-bas ? Par soucis de cohérence, il s'avèrerait donc préférable de ne rien faire plutôt que d'agir imparfaitement pour ce qui semble être le bien.
Un certain William (planète inconnue, source incertaine) m'a dit à propos de mon végétarisme que je prenais mon rôle d'humain trop au sérieux. Il n'a peut être pas tort. Dès que l'on se met à considérer la souffrance autour de soi, la tâche paraît prométhéenne, démesurée, sans fin, perdue d'avance (et pour sûr, elle l'est).
Alors que mes barrières morales ont cédé (partiellement encore) sur la question de la souffrance animale, elles restent intactes sur nombre d'autres points. Toutefois je préfère me dire qu'au moins j'agis à ma mesure sur une part minime de souffrance plutôt que de ne rien faire et de manger des chips devant des animes japonaises (ah, c'est pas ça que je fais ?).
Conclusion : on ne peut embrasser toutes les causes. Est-ce aussi de la morphine que de penser cela ?

# Posté le vendredi 29 février 2008 19:11

Nioutaik : made in Pontiff ?

Nioutaik : made in Pontiff ?
Ce blog, nioutaik.fr, caverne luxuriante de billets geek marrants
recèle une bien étrange photo. Sur ce lien, en cherchant un peu en bas
de la page, vous distinguerez une photo de l'immeuble blanc du
Pontiffroy, l'année de la fermeture des coquelicots ! Cette photo ne
circulant pas sur le net, on peut penser que le rédacteur est
pontiffroyen.

http://www.nioutaik.fr/index.php/2007/08/14/373-irl-le-test-exclusif-...

# Posté le lundi 25 février 2008 13:24

Modifié le lundi 25 février 2008 13:55

Feminisme, mon ennemi asexué

Feminisme, mon ennemi asexué
Tout commence ici...

"Il est important que les femmes aient les mêmes droits que les hommes. Lorsqu'on nous dit qu'être seins nus, cela risque de susciter une attraction, nous disons que les hommes doivent être capables de ne pas nous agresser parce que nous sommes 'topless'"

Fondamentalement, je ne suis pas contre le féminisme, lorsqu'il consiste pour les femmes à devenir l'égal de l'homme en droit. Mais j'ai l'impression (impression relayée par quelques "penseurs"plus ou moins douteux (Soral, Zemmour, Vogt (?)) que le féminisme cherche plus.
Dans cette affaire, on comprend qu'il s'agit pour les féministes de gommer les différences entre l'homme et la femme au point d'en faire des égaux physiques, non plus en droit. Ce refus du regard concupiscent de l'homme sur des caractères sexuels (en l'occurrence les seins) démontre leur croisade contre le désir même. Le désir est sale, l'homme ne doit plus désirer la femme, qui ne serait plus considérée en tant qu'objet mais en tant qu'être asexué, c'est-à-dire indéterminée de l'homme et en cela son égal parfait.
Ici on assimile le désir à "l'agression", qui rappelle l'homme des cavernes, baveux, en rut, animal. De même, on élude la différence entre la poitrine féminine et masculine. Tout cela conduit au bannissement des comportements sexuels. Dans ce cas, si l'on a désexualisé le sein, j'attends qu'une féministe puisse m'expliquer en quoi porter un décolleté n'est pas un immonde racolage qui réveille nos plus bas instincts. Féministes et antinatalistes, même combat ?

Au crédit du camps adverse, on peut toutefois arguer du fait de la banalisation du sein (pub, plage). Mais justement, le problème ne réside-t-il pas dans la nudité omniprésente ? Est-ce vraiment un exemple à suivre ?


# Posté le mercredi 13 février 2008 06:07

Certaines choses ne changent pas ^o)

Certaines choses ne changent pas ^o)

# Posté le mercredi 13 février 2008 05:47