La mort

La mort
Pour certain c'est la fin de tout, pour d'autre le début d'une vie éternelle (notion paradoxale) dans l'au delà, plus ou moins ennuyante.
Pour moi c'est mardi prochain, avec mes trois meilleurs amis, les fondamentours !
Du DA, pour le mal de tête
De l'éco pour devenir méchant
et le petit dernier, du privé, rien que pour t'achever !
Quel monde merveilleux !
Viens jouer avec nous !

# Posté le vendredi 09 mai 2008 18:51

Médiocrité

Médiocrité
"La plupart des institutions sociales paraissent avoir pour objet de maintenir l'homme dans une médiocrité d'idées et de sentiments qui le rendent plus propre à gouverner ou à être gouverné" Et c'est pas moi qui le dit, c'est Chamfort (!) l'infini puits de sagesse antique. Cette révélation désormais partagée aux tas de viande putrides et bêlants que vous êtes, il ne me reste plus qu'à justifier un minimum à grands coups d'affirmations prophétiques et inébranlables.

Toujours à l'affut de l'actualité brûlante du moment, l'exemple parfait qui va illustrer mon propos m'est tombé dessus aussi gracieusement que la manne divine ou qu'un "supR voyage KDO, découvre le vite en envoyant "gagnant" au 61212, 9899¤ / SMS + prix d'un SMS". J'ai nommé Cindy Sannnnnnder !

Mais d'abord (utilisation pertinente du procédé narratif du retour en arrière, "flash back" pour les agents de l'Ouest) parlons un peu des Star Ac, Pop Star, Nouvelle Star. Certes l'esprit enduit de gloss le niera, mais il apparait évident pour toute personne un tant soit peu "aware" que ces institutions médiatiques sont d'effroyables machines à produire de la médiocrité. Les débiles (dans le sens premiers du terme) qui y participent sont sélectionnés de façon aussi stricte que le poulet en batterie, sélectionnés pour leur médiocrité vierge de toute lueur de vie intellectuelle mais surtout l'absence remarquable d'un quelconque talent. Cette nullité érigée en compétition a plusieurs facteurs.
Citons d'abord la misère musicale dans laquelle nous baignons. Rappelons que la musique est "l'art de la combinaison harmonieuse de sons". Partout, ou presque, on subit les assauts des mélodies pauvres qui s'inscrivent dans diverses mouvances "musicales", ou plutôt différents canevas simplistes et formateurs limitant au maximum la création. Quelques exemples : le rap subventionné "français", si tant est qu'un aboiements puisse se réclamer d'une langue, est tout sauf de la musique. Poésie si l'on veut, mais musique, non. Que l'on soit attentif à la base musicale d'un bon Diams ou d'un truculent Sniper et UGP passera pour une symphonie. Citons aussi l'espèce de chanson française niaise, évoquant sur des accents bobos parisiens la nature et les petits chemins d'une France qui n'existe que dans les téléfilms d'été de TF1, le tout sur trois accords de guitare et avec un texte simili-Rimbaud chanté avec un optimisme béat par un androgyne épilé au corps la Redoute.
Le formatage global de toute création, écrabouillée dans un carcan de 3'20, vidée par le conformisme auditif et la nullité générale, dénaturée par la mode "BassBooster" habitue l'auditoire à un avorton mort né de musique et abolit tout jugement en noyant tout l'univers auditif dans une soupe sonore.
L'influence mortifère des programmes de télévision plus abjectes d'années en années, tout droit venus de la baveuse Amérique et qui idéalisent la médiocrité et la réussite liées et offrent un miroir aux masses maintenues dans l'instinctif (de consommation, de goût, de jugement). Ainsi, plus encore qu'elles fantasment la réussite elles la vivent par procuration et se confortent dans leur position de dominé intellectuel et matériel car elles ont l'impression trompeuse d'être dans un système qui les représente. En fait le système crée cette illusion pour mieux prévenir toute velléité d'élévation nuisible à l'équilibre actuel qui favorise certains au détriment des masses.
Notre système éducatif plus ou moins volontairement auto-castré qui s'interdit le moindre enseignement culturel ou de développement de la sensibilité, qu'elle soit artistique ou tournée vers le monde sensible, dans le but semi-conscient de ne pas heurter l'inébranlable, satisfaite et arrogante bêtise collective et aussi, avouons-le, de réserver au champ familial la transmission d'un savoir, d'une sensibilité jalousement conservés, c'est-à-dire aux plus favorisés, le tout sous couvert de n'enseigner que l'utile.
L'aspect éducatif nous amène à dégager une tendance forte : la paresse intellectuelle. Cette paresse dont je ne cache pas que je suis l'ambassadeur contient une part de construction. Qui a décrété que le BidDeal intéressait plus qu'un reportage sur la Corée du Nord ? Depuis quand en matière télévisuelle la demande maîtrise-t-elle l'offre ? N'est-on pas en face de l'accélération d'un processus initié par les décideurs qui désiraient niveler par le bas mais qui doivent toujours trouver de nouvelles limites (ou plutôt planchers) en réponse à un niveau chaque fois plus bas ? A l'échelle de ma courte vie je ne peux pas me permettre de distinguer une dégradation télévisuelle sur le long terme comme l'auraient fait nos déclinistes, j'essaye seulement de me demander comment nous en sommes arrivés à M6 et TF1, à MTV et MCM.
Enfin je pense au relativisme poussé à l'extrême qui conduit au bout du processus à faire équivaloir Madona et Vivaldi, une merde de chien avec Versailles, la charia aux droits de l'homme. Tout se vaut et rien ne vaut rien (ma petite fierté rhétorique, merci).

Tout cet haineux blabla nous conduit à évoquer le phénomène ou plutôt le syndrome Cindy Sander. L'histoire en bref : évincée avec le tact habituel du jury de la Nouvelle Star (que nous appellerons désormais Death Star), cette pointure de la chanson ne s'est pas laissée démontée. Profitant d'un buzz internet et médiatique (que nous appellerons désormais "bourdonnement" par ce que merde, on est en France), surfant plus souvent sur le ridicule que sur l'engouement, elle parvient miraculeusement, telle une grosse baleine, à s'échouer sur la plage douillette de la télévision et à décrocher un contrat chez...M6, la même chaine qui auparavant l'avait outrageusement renvoyée à sa Lorraine natale. Frustré et désireux de réduire mon temps de révision en effectuant des tâches secondaires, comme la rédaction de ce blog, voici en exclusivité ma fine réaction à cette belle histoire d'ascension vers le sommet.

Vous voulez savoir, fieffés coquins ?

1) La Nouvelle Star et la dictature de la médiocrité qu'elle incarne s'est effondrée sur elle-même. Le jury, formé de quatre monstruosités sourdes s'est fait doubler par le bas. J'entends par là qu'à force de prôner le mauvais et de l'ériger en beau, toute chiure sonore bien desservie par une campagne médiatique est potentiellement le top 50 de demain. Et cela discrédite totalement les jugements qu'il rend, puisque d'une part tout l'effort d'emballage sémantique (jargon pseudo-artistique) et d'auto-légitimation (par la rudesse de certains jugements censée prouver que le jury est en possession d'outils-critères qu'eux seuls possèdent) s'envole, mais aussi parce que leur autorité et donc leur sanction de ce qui est beau et de ce qui ne l'est pas est remise en question par le pouvoir le moins noble dans la hiérarchie médiatique : internet et les réseaux interactifs.

2) La médiocrité de la chose, dont je tairais le nom par crainte d'en faire la publicité surprend et gêne. Comparée avec ce qui se produit actuellement, la "chanson" (terme que j'utilise à défaut d'autre chose de plus méprisant) n'est pas vraiment pire que Leslie, Amel Bent ou Tony Parker. Ceux qui me soutiendraient le contraire feraient preuve d'un parti-pris risible. Et c'est là précisément qu'un esprit averti réagit : qu'est ce qui a motivé sa censure plus qu'un autre guignol braillard ? Critères de vente ? Quotas sociaux ? Sujet ouvert.
- Ceux qui se moquent de Cindy Sander n'ont pas vraiment plus de raisons de le faire qu'à l'encontre d'un autre porte-micro à paillette. Soit :
- Ce sont les dominants qui essayent de colmater la brèche faite dans l'édifice d'érection du médiocre en beau, en niant par là que ce système dont ils sont complices puisse faire porter de telles aberrations au sommet, en blâmant le choix de la masse qu'ils maintiennent pourtant sous perfusion de médiocrité.
- Ce sont les dominants-dominés, chroniqueurs aliénés, qui jouent un rôle ambivalent en confinant Sander dans le ridicule tout en lui offrant une visibilité accrue.
- Ceux qui apprécient véritablement Cindy Sander sont les dominés-dominés.

3) Dans l'émission "Revu et corrigé" qui remplace la regrettée "Arrêt sur Images" sur France 5, Sander était l'invitée non pas d'honneur mais de foire. Les journalistes, devant la bêtise envahissante qui gagnait le plateau (intervenants injurieux, extraits "musicaux") sont restés dans l'impuissance relativiste. L'animateur principal (Paul Amar) lui souhaitant simplement de ne pas être une victime de plus.

Et si les victimes étaient les téléspectateurs, les auditeurs, les consommateurs, plus largement les citoyens nourris chaque jour un peu plus d'un flot de médiocrité ?

# Posté le lundi 28 avril 2008 08:36

Modifié le lundi 05 mai 2008 05:00

...

Ce dossier est le fruit d'un travail d'enquête minutieux réalisé sur le terrain, dans les élevages et les abattoirs, mais aussi à partir des publications scientifiques et professionnelles disponibles sur l'élevage des lapins élevés pour leur viande. Vous y trouverez des photos, des vidéos, de nombreuses informations et des références. Vous y verrez les conditions de vie des 40 millions de lapins qui alimentent chaque année les boucheries et les rayons des grandes surfaces françaises.

Le dossier :

http://www.l214.com/lapins

Le site de L214 :
http://www.l214.com/

# Posté le jeudi 17 avril 2008 14:30

Modifié le vendredi 18 avril 2008 05:53

Je devrais dormir plutôt qu'écrire ça...

Je devrais dormir plutôt qu'écrire ça...
Une heure et quatre minutes du matin. Grosse discussion avec ma mère sur une opposition globale entre : déclinisme prophétique, absurdité, homme destructeur contre harmonie, régulation, optimisme global. J'ai enrichi ma position sur un point vraiment essentiel, et ce grâce à ma mère : c'est faire preuve de modestie par rapport aux choses que d'accepter le caractère infime que peut avoir sa propre action.

Cet aspect mis à part, j'ai renoué tout d'un coup avec une constatation simple : penser entraîne la découverte de l'absurde, du caractère hybride et tiraillé de l'homme et engendre donc la souffrance, du moins intellectuelle. Dès lors il y a opposition entre penser et se distraire, souffrir ou échapper et se réfugier dans un bonheur en négatif, celui de l'absence de souffrance. Cette problématique touche l'individu oisif comme moi car par exemple un enfant esclave veut généralement vivre, il se bat, espère.

Autre point, l'humain est un animal très puissant de par ses outils mais sa capacité intellectuelle à en user est largement à la traîne. Dès qu'il est sorti du cercle de la nature il s'est mis à courir vers le progrès et depuis il repousse sans cesse le moment où il devra subir les conséquences de cette transgression. Il a su vaincre (en occident) : les prédateurs, les épidémies, son autodestruction par la guerre, de nombreuses contraintes matérielles. Mais à quel prix ? J'ai l'impression que l'occident (du moins l'Europe) arrive à ce point où l'organisme qui a triomphé de son environnement arrête de le combattre et se laisse dépérir. Cela nous conduit au fait que biologiquement, l'organisme a besoin de s'opposer à un ennemi pour vouloir vivre et donc procréer.
Soit :
- l'organisme continue à se reproduire au même rythme en excédant la nature sur laquelle il repose (et non plus compose) et court à la destruction de la planète
- l'organisme dépérit (inconsciemment sans doute), et c'est ce que les chiffres de la natalité en Europe de l'ouest semblent prouver.
J'assimile ici organisme et « civilisation » terme que j'utilise par défaut (je n'ai pas trouvé mieux sur le coup).

Voyage au bout de la nuit est pour moi la Bible (un athée cherche toujours un substitut !) de l'absurde. Céline est arrivé à montrer que l'homme libéré de la nature se cherche et vogue à la dérive, c'est la scène des jeux forains. L'homme dans une logique d'expansion, de vie au sens purement biologique du terme, c'est-à-dire celui qui n'agit pas encore comme l'homme libéré, celui là va mener des guerres (14-18 dans le livre) avec ses moyens qui, on le sait, sont impressionnants. L'homme « libéré » est peut-être aussi celui qui en pensant se retrouve libre d'en finir avec son espèce.

L'agent Smith serait content de moi, lui qui nous qualifie de « cancer de cette planète » avec sa moue inimitable.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 19:36

Modifié le mardi 15 avril 2008 05:24

Blaireau, reviens nous

Au ravisseur, nous adressons une demande solennelle, il n'est pas trop tard pour faire le bon choix, pour nous rendre notre bonheur.
A Blaireau, garde espoir, nous n'aurons de cesse de nous battre pour te revoir un jour. Tes amis, ta famille, tes proches pensent à toi.

# Posté le mardi 08 avril 2008 17:26