Et là, pendant que j'écris avec passion ces quelques lignes, Lorenzo, Sarkozy, Hollande, Bayrou une déferlante de larmes de crocodile et de récupération politique. PPDDA, recyclé sur LCI (merci le développement durable) vient de dire à l'instant : "on est tellement rassuré". ON ? Les médias, les politiques, les groupes de pression ? Mon cher Watson, nous sommes en face d'une magnifique diversion pour nos esprits, d'un cas d'école de faux problème.
Encore un exemple de pression sur les médias qui s'offre à notre sagacité et à notre esprit critique. Prenons un instant de la distance. Mettons en relation l'importance de l'affaire (humainement tragique, mais insignifiante par rapport à la machine à broyer qu'est le monde) par rapport à la couverture médiatique.
Mais réfléchissons avec nos quelques neurones. Pourquoi cette femme qui n'est qu'une otage parmi tant d'autres a-t-elle obtenu l'immense privilège de recouvrir nos façades de mairies, d'occuper 5 min à chaque JT, de permettre a certains dirigeants de s'occuper et d'avoir l'opportunité de se balader dans la jungle ?
Sur internet, on évoque ses liens avec l'Oréal, le passé trouble de sa famille mais peu importe. J'aimerais bien être autant ressortissant français qu'Ingrid Bétancourt. Mais j'en doute, il doit y avoir deux types d'humains, ceux qui ont plein d'argent et de pouvoir et les autres.
Prochainement j'irai parler au peuple français pour lui dire que j'ai eu mon année. Malheureusement je n'aurai pas la même voix horripilante de sainte nitouche ni tout le vocabulaire mielleux de Mélanie.